Valeur du poisson sauvage et rentabilité sociale des plans de gestion piscicole

Sous-titre: 
Valeur patrimoniale des pêcheurs qui ne pêcheront pas le poisson sauvage
Présentation générale
Auteur(s): 
Caroline Armand et François Bonnieux
Texte de l'étude: 
Type de document: 
Rapport de stage
Organismes: 
INRA Rennes
Date de publication: 
1999
Pays: 
France
Langue: 
Français
Résumé de l'étude: 
Domaines de l'étude
Type d'eau: 
Bien et services: 
Commentaire usages: 
Le patrimoine écologique est le poisson sauvage (truites, brochets, qui ne peuvent plus vivre dans le milieu tel qu'il est) ; il est valorisé par les pêcheurs qui ne pêcheront pas le poisson sauvage même s'il pouvait à nouveau vivre dans le milieu.
Agresseur environnemental spécifique: 
Dégradation de la qualité de l'eau, modification de la morphologie (les poissons sauvages ne peuvent plus vivre dans le milieu : des déversements sont réalisés pour la pratique de la pêche).
Source du facteur d'agression: 
Chronique
Etat des eaux initial: 
Cf état final
Etat des eaux final: 
Les poissons sauvages (brochets, truites) peuvent vivre et se reproduire dans le milieu aquatique (alors qu'initialement absents ou peu présents) : amélioration de la qualité de l'eau, restauration des milieux aquatiques (notamment des habitats).
Matériel et méthodes
Type d'étude: 
Primaire
Année des données: 
1999
Echantillon: 
109 pêcheurs
Revenu moyen de l'échantillon: 
« Le poisson sauvage est né et a grandi dans le milieu naturel de parents eux-mêmes nés dans la rivière. Le poisson de repeuplement n'est pas un poisson sauvage. Pour permettre aux poissons sauvages de vivre et de se reproduire dans le milieu naturel, il faut restaurer le milieu aquatique. Par exemple, reconstituer des frayères, créer des abris pour les poissons, entretenir des berges, améliorer la qualité de l'eau… Etes-vous favorable à la réalisation de ce type de projets de manière à pouvoir pêcher des poissons sauvages ? Si oui, combien seriez-vous prêt à payer en plus du prix de la carte de pêche, pour pêcher du poisson sauvage ? »
Véhicule de paiement: 
Carte de pêche
Question posée: 
« Le poisson sauvage est né et a grandi dans le milieu naturel de parents eux-mêmes nés dans la rivière. Le poisson de repeuplement n'est pas un poisson sauvage. Pour permettre aux poissons sauvages de vivre et de se reproduire dans le milieu naturel, il faut restaurer le milieu aquatique. Par exemple, reconstituer des frayères, créer des abris pour les poissons, entretenir des berges, améliorer la qualité de l'eau… Etes-vous favorable à la réalisation de ce type de projets de manière à pouvoir pêcher des poissons sauvages ? Si oui, combien seriez-vous prêt à payer en plus du prix de la carte de pêche, pour pêcher du poisson sauvage ? »
Résultats et fiabilité
Valeurs estimées: 
CAP (bénéfice marginal) de 3 à 7 ? 1999/ pêcheur/ an. Ce CAP concerne les pêcheurs « non-usagers » du poisson sauvage, i.e. qui sont prêts à payer pour le retour du poisson sauvage même s'ils ne le pêcheront pas (valeur patrimoniale).
Biais: 
Faible biais d'auto-sélection (faible taux de réponse de l'enquête par courrier). Risque de biais d'inclusion (description insuffisante de l'aire géographique et de la situation initiale).
Clé d'extrapolation: 
Indre : 2 140 pêcheurs non-usagers ; Hérault : 3 130 pêcheurs non-usagers
Commentaires: 
Valeur obtenue sur deux départements et qui peut donc s'appliquer sur un territoire assez large (tout un bassin versant par exemple). Valeur patrimoniale qui s'applique aux pêcheurs qui ne pêcheront pas le poisson sauvage, à ne pas confondre avec la valeur d'usage qui s'applique aux pêcheurs qui pêcheront le poisson sauvage s'il revient vivre dans le milieu.