Méthode des prix hédoniques et évaluation des actifs environnementaux : application au cas du littoral

Sous-titre: 
Application au littoral finistérien
Présentation générale
Auteur(s): 
Muriel Travers
Texte de l'étude: 
Type de document: 
Thèse de Doctorat en Sciences Economiques
Organismes: 
Université de Bretagne Occidentale - Ecole Doctorale des Sciences de la Mer
Date de publication: 
2007
Pays: 
France
Langue: 
Français
Bassin: 
Résumé de l'étude: 
Domaines de l'étude
Commentaire usages: 
La valeur mesurée ne constitue qu'une partie de la valeur que la population peut attribuer au littoral. Le résultat obtenu correspond à la valeur accordée à la proximité du littoral (et/ ou la vue sur celui-ci) par un usage résidentiel, présent ou futur. Cette valeur résidentielle associée au littoral agrège une partie de la valeur d'un large éventail d'usages élémentaires non marchands tels que la consommation du paysage littoral, des activités récréatives (baignades, promenade, pêche à pied, etc.). Cependant, cette valeur n'inclut pas la valeur que les personnes non résidentes associent à la fréquentation de ces lieux. De même, elle ne donne pas d'indication sur la valeur d'existence de cet actif.
Etat des eaux initial: 
Littoral du département du Finistère (1.250km de linéaire de côtes), sur une bande de 25km à partir du rivage. L'objet de cette étude de prix hédonistes est de mesurer tout d'abord l'influence du littoral (en termes de distance ou de vue) sur le prix de l'immobilier puis de calculer les variations de surplus des usagers liées à une modification des attributs littoraux. L'influence de l'état des eaux (qualité de l'eau ou morphologie) n'est pas étudiée spécifiquement dans cette étude. C'est pourquoi aucun agresseur environnemental ni service lié à l'utilisation de l'eau n'est spécifié.
Etat des eaux final: 
Sans objet
Matériel et méthodes
Type d'étude: 
Primaire
Année des données: 
2005
Echantillon: 
185 maisons individuelles.
Revenu moyen de l'échantillon: 
Sans objet
Véhicule de paiement: 
Sans objet
Question posée: 
Sans objet
Résultats et fiabilité
Valeurs estimées: 
Les analyses statistiques indiquent une segmentation manifeste du marché selon l'état général de la maison : habitable ou à rénover. * Pour les maisons habitables : - Le CAP (bénéfice marginal) des ménages pour obtenir une vue sur la mer excellente par rapport à une absence de vue, est, concernant les valeurs moyennes de l'échantillon étudié, de 32.510 ? , soit 20,8% du prix de vente moyen des maisons habitables (toutes choses étant égales par ailleurs). - L'effet de la distance à la mer sur le prix des habitations varie et dépend d'autres caractéristiques du logement (surface habitable et surface du jardin). Le CAP marginal des ménages pour se rapprocher d'un mètre du littoral est en moyenne de 7,2 ? (avec des valeurs allant de 0,3 ? à 69,9 ? ). - Pour une distance initiale de l'habitation à la mer de 600m (resp. 6.500m et 15.000m), le CAP pour un rapprochement non marginal de 100m est de 1.318 ? (resp. 207 ? et 110 ? ) ; pour un rapprochement de 500m, le CAP est de 10.685 ? (resp. 1.061 ? et 557 ? ). Le consentement à payer pour se rapprocher de la mer est d'autant plus élevé que la distance à la mer est initialement faible, toutes choses égales par ailleurs. * Pour les maisons à rénover : Le CAP (bénéfice marginal) des ménages pour obtenir une vue sur la mer bonne ou excellente par rapport à une absence de vue est de 46.787 ? , soit 54,6% du prix de vente moyen des maisons à rénover.
Biais: 
Les externalités (positives ou négatives) de l'aménagement du littoral sont incluses dans les variables « distance à la mer » et « vue sur la mer » : les résultats ne sont pas liés au bien environnemental « littoral » uniquement, mais comprennent les dommages ou aménités créés par des équipements touristiques ou des zones préservées. Les différences d'état du littoral (zones dégradées et protégées) et de paysages (plages, falaises, zones urbanisées ou aménagées) ne sont par ailleurs pas prises en compte.
Commentaires: 
Le modèle de prix hédonistes réalisé a ensuite été utilisé en tant qu'outil prospectif d'aide à la décision : il a servi de base au calcul des indemnisations des ménages expropriés dans le cadre fictif d'une politique publique visant à restreindre l'usage résidentiel du littoral.